
Croire
Au déhanchement de la vie
Aux brisures sur le fil
A la laisse de mer que tissent les algues
Avec ses crabes morts ses nacres coquillages
Rêver
Chaque matin et du midi au soir
Avant les cauchemars
Encres noires de calamars géants
Se livrer mains ouvertes
Aux brumes d’octobre
Miroirs inversés de lumières éphémères
Espérer
Cette promesse de terres ocrées
Sur le plateau l’Aubrac
Le nu de nulle part où marche le troupeau
Et les clôtures n’empêchent pas l’envol
Vivre
L’immensité bleue
L’éloignement du quai les fumées et les bruits
Le vent des hautes mers à pleine face…
Pour vivre.