Apocalypse J’ai depuis hier soir cette impression de fin du monde, Un ciel gris si épais qu’il obscurcit tout le ciel du Nord Bassin jusqu’à la pointe de l’Aiguillon. Un désastre en marche, inéluctable, aggravé d’heure en heure par les alertes des sites...
En mars 2017 est sorti un film dont j’avais peu entendu parler et qui a retenu fortement notre attention à Gaillac : il s’agit du film « Les Oubliés », du danois Martin Zandvliet. Il a obtenu un certain nombre de prix, à juste titre à mon avis. J’ai aimé...
A mes frères humains Le 11 septembre 2001 nous avons changé de siècle. Même si attentats et terrorisme ont marqué plus ou moins les époques antérieures, ce jour-là vers 15h heure française, à l’aube du XXIème siècle, nous sommes entrés dans une autre...
Colette Il y a 150 ans, le 28 janvier 1873, naissait à Saint-Sauveur-en-Puisaye, Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette. Elle mourut le 3 août 1954, j’avais six ans, et je m’en souviens, je me souviens que nous étions en vacances à Arcachon, que mes...
Et qu’importe le temps et qu’importe le ciel et qu’import ton âge le souffle de la vie, anima, ô belle âme le monde est ce bleu point d’infini perdu au milieu des étoiles aux bords du gouffre noir avalé par le vide, abyssal et toi rôdeur des matins blêmes...
« To the happy few ». C’est la dédicace que choisit Stendhal à la fin du roman La Chartreuse de Parme. ( Il reprend, pour en faire sa devise, ce vers de Shakespeare dans la pièce Henry V : « We few, we happy few, we band of brothers » ) Je ne suis pas...
La voix de son maître Il marchait sur la grève, descendant vers Baie-Saint-Paul. Sam le chien sur ses talons. Les remous du fleuve venaient se dissoudre presque à ses pieds entre les herbes et quelques bois flottés. Le traversier quittait Saint-Joseph-de-la-Rive...
Des raisons d’espérer. Chaque matin. Et pourtant, les rumeurs du monde sont amères et porteuses d’angoisses. Guerres, celles dont on parle, celles dont on ne parle pas ou si peu, famines, maladies, et pas seulement la Covid, migrants noyés, entassés dans...
Les girafes de Tanzanie C’était en 1998. Le voyage de mes cinquante ans. Pas exactement un voyage à la Stevenson, ni à la façon de Jacques Lacarrière. Ni le voyage des « vrais » voyageurs, Montaigne, par exemple, pour qui voyager c’était « frotter et...
Rêverie dans la basilique Notre-Dame d’Arcachon Une croix sur la pierre, un être vivant sur la croix. Il ne veut plus la porter, sa croix, supporter les malheurs des autre, les douleurs. Il ne veut plus voir ces faux-semblants d’y croire, dévots menteurs,...
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La pomme verte Nous partons au petit matin direction Chamonix : ciel bleu intense, air transparent, prémisses d’une chaude journée de juillet. Nous croisons des randonneurs, bâtons en mains, piolets accrochés aux lourds sacs à dos, démarche souple et...
« Derrière les ennuis et les vastes chagrins Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse… » Les temps sont durs sauf peut-être pour les rêveurs, n’en déplaise à Amélie Poulain. Terrorisme, racisme ordinaire ou pas, covid, confinement la suite, crise...
De l’eau de Seltz Quand j’étais enfant, pendant les grandes vacances arcachonnaises, nous allions parfois à la plage de la ville. Nous y retrouvions alors les Duchez, des enseignants de Nersac qui louaient chaque été la maison Gyp au fond d’une impasse...
Glycines… Bleues, mauves ou parmes… plus belles que les blanches qui, avec leurs petits visages anémiés, ne réveillent aucun souvenir. Mais la glycine mauve, ah ! qu’elle perdure à jamais, telle qu’elle illuminait le mur noir de la maison qui jouxtait...
Printemps que me veux-tu j’ai cinq ans j’ai dix ans tu m’appelles au levant des gouttes de lumière sur les bourgeons prières les premières fleurs des cerisiers des amandiers amers j’ai vingt ans j’ai cent ans hors d’âge et amoureuse de tes gloires sur...
Voici la fin du mois de mai et pas une seule page d’écriture ! Des invectives, des jurons, oui, morbleu, contre ce ciel pourri de nuages et de pluie et de gris depuis le début de l’année. « Ah, tudieu, ciel maudit, tu peux bien évoquer Saint Pancrace,...
Quand ça va pas Quand le ciel est bas, les membres endoloris, l’humeur sombre, que la lecture épuise dès la fin de la première page parce que la débilité du corps l’emporte sur tout le reste, on peut parfois fermer les yeux, se concentrer sur sa respiration...
Botanique et poésie Le « papaver rhoeas » défroisse ses quatre pétales de sang et le « ranunculus repens » ensoleille les talus à foison. Le « tarataxacum » laisse s’envoler au vent ses aigrettes légères quand le « syringa vulgaris » tend au ciel ses...
Neige en avril Certains diraient : « Il n’y a rien à voir ici, seulement la terre sous le ciel, une sorte de désert, des troupeaux de bovins l’été, des clôtures hirsutes comme mal alignées, des blocs erratiques, des murets de pierres sèches, de frêles...