Il y a quatre ans au début du printemps débutait le confinement anti COVID. Le 19 mars 2019 je rédigeais la première page d’un blog quotidien qui s’acheva le 10 mai. Presque deux mois de pages d’écriture parlant de bonheur ou d’angoisse, de coups de gueule,...
Un conte de Noël Angelos gambadait comme un jeune cabri sur le chemin ocre et il prenait plaisir à sentir les pierres rouler parfois sous ses pieds. Il avait porté à son père qui travaillait à la carrière le thermo de café oublié ce matin et il se hâtait...
Le temps des fêtes Décembre : derrière la vitre gelée le soir tombe dès 17h. Drôle de mois où la fête est obligatoire et la fréquentation des magasins une corvée. Tout scintille même en ces temps de restriction où les lumières se font plus sobres et la...
« Je suis comme je suis Je suis faite comme ça. » Jacques Prévert, Paroles, 1946 On se réveille un matin avec quelques mots en tête, une phrase, une mélodie poétique obsédante qui surgissent de notre mémoire. C’est parfois le début d’une chanson, un vers...
Il y a toutes les beautés d’une planète bleue. Celles que j’ai vues de mes yeux, dans des pays plus ou moins lointains ou tout près de mon arbre, le long du chemin des cabanes qui longe le chenal, là où je cueille des yeux le coquelicot ou la poussière...
Pierre Soulages est mort ce 26 octobre. Mais il ne s’est pas éteint comme le commun des mortels : il laisse au monde une oeuvre immense dont les spécialistes parleront longtemps, dissertant sur sa technique novatrice, sa puissance, ses mystères, . Christian...
Les yeux fermés imaginer ce monde à venir ne plus voir écouter les rires d’enfants qui caracolent comme l’eau sur les cailloux du ruisseau sous les herbes un chien aboie sur l’autre versant du Salève et là-bas c’est le vert ou le blanc deviné d’un autre...
La braderie Belle journée de brume et de soleil. Tiens, pourquoi pas une grande balade vers le centre ville, par le chemin des planches, en bord de mer ? Mais arrivée au carrousel de le jetée d’Eyrac, je déchante : c’est le début des trois jours de braderie....
TER L’eau de pluie sur les vitres du train les larmes délavées du chagrin terrains vagues et covoiturage palissades taguées maisons abandonnées bois taillis haies sauvages courent le temps et la vie à rebours me revient sous la pluie un poème ancien Jaufré...
Nous sommes sur la route, sur ce chemin qui s’amenuise à chaque pas. Peu importe qu’il soit autoroute, départementale bordée de platanes ou de hêtres blonds, « chemin noir » à l’écart de la fureur du monde, ou encore sentier vagabond sous les chênes blancs...
15 août Entre deux J.O., quelques semaines avant la rentrée des classes, au mi-temps de l’été, voici le 15 août ensoleillé, jour de l’Ascension, ou plutôt de l’Assomption, (cherchez l’erreur ), jour de fête sur le Bassin. Mais avant la bénédiction des...
Navis lamento Je fus ce vaisseau neuf qui sentait le bois frais, le vernis, la résine. Je fus cet esquif flamboyant chevauchant sur les vagues, je fus ce voilier qui filait belle allure à l’avant des écumes. Je suis un vieux gréement sur un ber de fortune....
Mon royaume Rien que de l’eau, des vasières, et, hors saison, pas de bateaux. Juste les oiseaux, mouettes, bernaches, aigrettes et parfois le héron solitaire . Du silence. La lumière au point de naissance du soleil chaque matin renouvelé. Une respiration...
Monemvassia Les herbes folles qui n’avaient pas été fauchées prenaient dans la lumière du petit matin toutes les nuances de l’or. Elles ondulaient à peine, les épillets se dressaient immobiles quelques instants, puis bougeaient doucement sur fond de mer...
De l’océan à la mer de la mer à Batère Des étangs à la terre je suis en marche Par les forêts les chênes blancs les chênes verts Sur les pistes et les sentiers je marche Je marche et j’oublie La planète en folie La planète fiévreuse La planète fielleuse...
Solstice d’hiver 2024 Ce samedi 21 décembre j’ai le moral dans les chaussettes, le coeur et le corps à marée basse, les rêves noirs ravagés de cauchemars. Il y a des jours, comme ça, et j’ai beau savoir que ça ne va pas durer je reste emprisonnée par...
J’ai conjugué tous les verbes à tous les temps à tous les modes en français en latin en grec et parfois en anglais mais jamais en chinois ni en persan ni en hébreu pas plus qu’en hiéroglyphes j’ai conjugué à l’imparfait et au parfait même au plus que...
Où sont-ils où sont-ils donc tous ceux qui sont partis ils cavalent sur des nuages hantent parfois nos nuits ou nos journées de fumée grise et les bancs de brouillard au-dessus des vallées où sont-ils mais où se cachent-ils ceux que l’on a aimés fragiles...
Toute les ombres que j’ai aimées glissent fantômes ailés sur les rives de la pénombre le soleil s’est éteint à l’ombre de leurs ailes et le jour devient sombre comme dans ces pays du soleil de minuit où la lumière n’est qu’un fugace éclair au coeur de...
Quelle soirée ! Après l’excellente pièce de Aila Navidi 4211 km qui nous avait enthousiasmés et émus, nous voici encore bouleversés autant qu’émerveillés par ce cercle de comédiens tous remarquables, mis en scène avec talent par Olivier Solivérès. Je...
C’était juillet 2022, les pins flambaient torches brûlantes sur ciel de feu. Les pignes étaient des bombes terrifiantes. Après les jours de peur, sur les dunes restaient des moignons sombres, des fûts squelettiques, les bras décharnés tournés vers le...
Chercher un sens. Bien qu’étant une humaine assez normale, je suis, ces dernières années, souvent sujette à des sensations vertigineuses. Mais les médecins consultés ne peuvent rien pour moi. Le seul conseil donné pour pallier ce handicap serait de vivre...
Vagues divaguent emportent hauturières des souvenirs milliers éparpillés long des années de la plage aux coquillages du varech pour chateau de sable plante-couteau au coeur des juvéniles étoile des mers première voile chant maussade des étés gris la pluie...
dimanche 7 juin. C’est la fête des mères. Je n’ai pas le bonheur d’être maman. La mienne n’est plus là, elle qui n’aimait pas cette fête, « des marchands », disait-elle. Et pourquoi un seul jour ? pour se dédouaner en une fois de tous les petites désinvoltures...
« Sur l’écran noir de mes nuits blanches… » chantait Nougaro dans les années 60. A Gaillac mes écrans sont blancs ou plus exactement colorés de toutes les émotions que nous offre un film, de la fureur et des larmes, de la joie, ce fil rouge qu’Almodovar...